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	<title>Jean-Louis Langlois &#187; Imprimé vs digital</title>
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	<description>Journaliste, concepteur-rédacteur, conseil éditorial, fondateur-directeur de CBAT</description>
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		<title>Cet artiste dépèce les livres pour les faire revivre</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 17:25:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[langlois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Imprimé vs digital]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sculpteur Brian Dettmer manie la lame, afin d’exhumer l’âme des livres. Son œuvre pousse à s’interroger sur la puissance – loin d’être éteinte – de l’objet livre]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://jean-louis-langlois.fr/wp-content/uploads/book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-15.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-294 full" alt="book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-15" src="http://jean-louis-langlois.fr/wp-content/uploads/book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-15-346x230.jpg" width="346" height="230" /></a></p>
<p>Il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. Sous ses airs placides de jeune homme blasé et un peu ennuyeux, Brian Dettmer est, en fait, un provocateur. Quel sacrilège cet artiste plasticien new-yorkais peut-il commettre pour parvenir à émouvoir un public qui en a déjà tant vu ? Eh bien, il charcute, il dissèque, il dépèce des livres et les transforme en troublantes sculptures. Il s’attaque à toutes sortes de livres, des beaux, des anciens, des illustrés. Son travail est à la fois superbe, fascinant et source d’un léger malaise.</p>
<p><a href="http://jean-louis-langlois.fr/wp-content/uploads/book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-34.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-296" alt="book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-34" src="http://jean-louis-langlois.fr/wp-content/uploads/book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-34-346x257.jpg" width="346" height="257" /></a></p>
<p>« <em>Je crois qu’une des raisons pour laquelle la destruction des livres nous dérange, tient à ce que nous pensons que les livres sont  des êtres vivants </em>», analyse Dettmer. Les livres seraient sacrés, parce qu’il contiennent des informations dont nous ne sommes jamais sûrs d’avoir utilisé tout le potentiel.</p>
<p><b>Les livres vont évoluer</b></p>
<p>Mais qu’en est-il aujourd’hui, alors que des quantités infinies d’informations sont instantanément disponibles et actualisées sur nos ordinateurs portables ou nos smartphones ? Les livres ne sont-ils pas devenus des fossiles, témoins d’une ère antérieure à la nôtre ? « <em>Je ne pense pas que les livres vont disparaître, je pense qu’ils vont évoluer. De même, on a cru que la peinture pouvait disparaître avec l’apparition de la photographie, ou des techniques d’impression, et finalement cela a permis de la libérer</em> », constate l’artiste.</p>
<p>Ce sont donc des potentiels non utilisés du livre que Dettmer tente de concrétiser, armé de ses scalpels. A la fois chirurgien, archéologue, taxidermiste, il exhume ce que les in-folio ont au fond des tripes. Le spectateur s’interroge et se prend alors à rêver à toutes ces lectures encore possibles qui dorment sous les reliures.</p>
<p>Le provocateur a gagné son pari : il ravive en nous l’amour des livres, ces êtres qui se figent quand on cesse de les regarder.</p>
<p><a href="http://jean-louis-langlois.fr/wp-content/uploads/book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-29.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-295" alt="book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-29" src="http://jean-louis-langlois.fr/wp-content/uploads/book-surgeon-carvings-art-brian-dettmer-29-346x259.jpg" width="346" height="259" /></a></p>
<p>http://briandettmer.com/</p>
<p><a href="https://www.ted.com/talks/brian_dettmer_old_books_reborn_as_intricate_art%23t-340836">https://www.ted.com/talks/brian_dettmer_old_books_reborn_as_intricate_art#t-340836</a></p>
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		<title>Physique et Digital sont sur un bateau…</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 08:39:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[langlois]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Imprimé vs digital]]></category>
		<category><![CDATA[commerce de détail]]></category>
		<category><![CDATA[digital]]></category>
		<category><![CDATA[e-commerce]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[physique]]></category>

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		<description><![CDATA[La presse écrite comme le commerce de détail sont confrontés à des lecteurs ou clients mutants. Plusieurs études récentes montrent que le contact physique, via le magasin ou le papier, restent indispensables dans les nouveaux parcours d'achat comme dans les nouveaux parcours de lecture.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici des études qui n’avaient pas forcément vocation à se rencontrer. Mais leurs analyses convergent de façon saisissante et démontrent qu’univers digital et univers physique sont faits pour se compléter. Et cela qu’il s’agisse de commerce de biens matériels ou de diffusion d’informations. « En-ligne » et « En-vrai » n’ont pas fini de se chamailler, mais forment déjà un couple solide. Bien parti pour durer.</p>
<p><b>1- « <i>Le magasin n’est pas mort ! </i>» plaide Catherine Barba.</b> Sa publication soutenue par la Fevad (580 entreprises impliquées dans le e-commerce), par la direction générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services, par la Banque Populaire, analyse les nouveaux parcours d’achats des clients « mutants » d’aujourd’hui.</p>
<p>Il en ressort que l’e-commerce, loin de rendre obsolètes les magasins physiques, enrichit au contraire la qualité de la relation client. « <i>Plus de neuf consommateurs sur dix se rendent sur Internet avant de consommer, quel que soit le canal d’achat utilisé </i>», mentionne Catherine Barba.</p>
<p><i>« Il se crée deux sites e-commerce par heure en France ! Et en majorité par des commerçants qui misent sur la complémentarité des magasins et Internet </i>», révèle l’étude qui pointe également qu’aux Etat Unis « <i>les pure players</i> [NDLR : les opérateurs qui n’existent que sur Internet] <i>se marginalisent : hors Amazon, Vistaprint et Netflix, les sites de vente en ligne, sans point de vente physique, ne représentent que 10% du chiffre d’affaires global du Top-100 e-commerce </i>».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>2- Les marques de presse </b>[papier]<b> représentent 90% des marques média sur internet et 86% d’audience sur les mobiles</b> révèle la 3<sup>e</sup> étude « Print+Web » (2013) du SEPM, syndicat professionnel qui représente une centaine d’éditeurs et plus de 500 titres de la presse magazine française.</p>
<p>Dans sa précédente livraison (2012), l’étude SEPM avait déjà démontré comment « <em>le digital  activait la relation lecteur » </em>et<em> </em><em>« l’ouvrait à de nouvelles conversations autour de l’éditorial </em><em>».</em></p>
<p>Le transfert de valeur entre les marques de presse et leur expression numérique fonctionne à plus de 95 %. En clair, plus la confiance est installée dans l’univers physique, mieux elle se démultiplie dans l’univers digital.</p>
<p><b>L’institut Ipsos dans une étude pour le groupe de presse Condé-Nast</b> (<i>Vogue</i>, <i>AD</i>, <i>Glamour, GQ</i>) aboutit à des observations similaires : « <i>Le magazine est fondateur des valeurs de la marque</i> » et il en est « <i>le ciment </i>». Quant au digital, il <i>« amplifie l’audience, nourrit la marque, renforce la relation</i> ».</p>
<p><strong>A l’heure du shopping comme à celle du feuilletage, les nouveaux usages prospèrent</strong>. Les défis que doivent relever le commerce de détail et la presse se ressemblent à bien des égards. Dans les deux cas, le virtuel bouscule, mais ne tue pas.</p>
<p>Le physique et le digital sont donc durablement embarqués sur un même bateau. Aucun ne devrait tomber à l’eau si le commerçant avisé sait bichonner son « client mutant » et si l’éditeur et le journaliste avisés parviennent à publier au rythme de leur « lecteur mutant ».</p>
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